Mis à jour le
24.03.2013

Assumer la charge de sa retraite

Comment éviter le sujet qui fâche ? On a déjà tant dit, tout et n'importe quoi !

Souhaitons qu'on s'attache à l'essentiel : ne pas reporter sur la prochaine génération, le poids des difficultés que tous reconnaissent comme inévitables en cas de statu quo.

Le refus de cotiser plus longtemps, comme la proposition d'une augmentation des cotisations actuelles, conduirait pourtant à ce résultat. Pour assumer l'inévitable déséquilibre des régimes, d'un côté, nos enfants et petits-enfants devraient payer plus d'impôt ; d'un autre, l'entreprise surchargée d'une nouvelle participation aux cotisations restreindrait ses créations d'emplois.

Défiler et brandir le poing dans la rue, c'est brandir le poing contre nos enfants. Travaillant moins, 35 heures par semaine, beaucoup d'entre nous bénéficiant d'avantages sociaux et fiscaux comme nulle part ailleurs, serions-nous inconscients ou tellement égoïstes pour accepter d'hypothéquer leur avenir ?

Sans doute faut-il considérer à part les métiers pénibles, mais qui oserait dire que les conditions de travail des fonctionnaires aujourd'hui ne sont pas meilleures qu'hier, et soutenir qu'une relative sécurité de l'emploi ne justifie pas quelque sacrifice ?

[18.06.2003]

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